De retour de Lisbonne…Allez ! Je commence mon racontage de voyage !

Avec cette première photo de mon album, prise le soir de notre arrivée, de la fenêtre de notre petit mais charmant logement, situé au 11 du Largo dos Trigueiros, vue sur cette adorable place comme il y a en a tant à Lisbonne et en particulier dans ce quartier de Mouraria, en haut d’une longue volée de marches pavées ( les roulettes des valises adoooorent !)
Les deux portes sombres vitrées sont celles d’une petite auberge où on peut manger très bien, très frais et à des prix dérisoires, en buvant un capiteux vin rouge de l’Alentejo, je ne vous dis que ça ! Deux dames d’un âge respectable font la cuisine qui n’est pas fermée, on entend tout ce qui se passe derrière le comptoir, ça crépite, ça chuinte, ça frit, ça dore…Et une jeune fille assure seule le service. On mange côte à côte sur de longues tables, les regards se croisent quand la première gorgée de ce vin rouge plein d’arômes fait son effet réjouissant au palais, et on sourit.

deux vieuxLa porte à côté, c’est l’atelier boutique de Camilla Watson ( ici, son site pour faire sa connaissance ).
Camilla a rendu un hommage aux habitants de ce quartier en les photographiant, et en vous promenant dans les rues alentour, comme la rua das Farinhas, vous pourrez voir les visages de ces hommes et femmes qui sont la vie et la mémoire de ce vieux quartier plein de vie, plein de ruelles colorées, le linge flottant aux fenêtres sur les jaunes, roses, bleus des façades, dans le parfum des orangers en fleurs.
Sur son site vous pourrez donc voir son travail et ici, lire une interview de
Camilla Watson. 

Rien de plus compréhensible que l’attrait qu’exerce Lisbonne sur les artistes. Cette ville est si on sait regarder, pleine de surprises visuelles, à commencer par les innombrables perspectives vertigineuses qu’offrent les 7 collines, avec ces escaliers, ces ruelles qui dégringolent vers le Tage, le grand fleuve qui scintille tout en bas et la majestueuse Praça do Comercio, considérée comme la plus belle ( elle est la plus grande ) d’Europe, voire du monde. Ensuite, comme le dit si bien mon amie Kali, « la grandeur défaite » des lieux est émouvante dans son sursaut de fierté face à la pauvreté et à la rudesse économique des temps, alors chacun y va de son pinceau, de sa bombe et de ses pochoirs, pour faire une belle concurrence aux mosaïques et azulejos anciens, les styles se côtoyant avec bonheur et humour.

https://goo.gl/photos/6EgmWUBBhbMRkoW1A

escalier bleuLisbonne monte et descend, on s’y perd, mais jamais longtemps. Un clocher ici ou là fait le guide, et on n’en finit pas de découvrir ces quartiers, Alfama et les bars à fado où hélas, on ne peut plus trouver grand chose de spontané ( mais écoutez : les gens chantent dans les rues, et ils chantent beau et bien ), Mouraria et ses placettes, ses « cantines » savoureuses et populaires, le Bairro Alto, qui est le lieu de vie nocturne de Lisbonne mais qui le jour dort paisiblement derrière les façades pastel, derrière les balcons en fer forgé et le linge – celui qui ferait grand plaisir au brave maire de Béziers – ce linge toujours qui sèche joyeusement aux fenêtres.

a brasilEn montant au Bairro Alto depuis la gare de Rossio, il faut admirer le vieux – 1905 – et très grand café « A Brasileira », où venait débattre avec ses amis le grand poète lisboète Fernando Pessoa (sa statue dehors le présentant attablé lui rend hommage ). Un peu plus haut, sur la place, trône un autre très grand poète portugais, Luis de Camoes. 

https://goo.gl/photos/JE6UPaDv89euf1dMA

Et la suite un peu plus tard…

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16 réflexions au sujet de « De retour de Lisbonne…Allez ! Je commence mon racontage de voyage ! »

    • Ah ! Je ne voulais pas le rater, le Ménard ! C’est tellement joli, ce linge aux fenêtres, ça parle – et comment ! – des gens qui vivent entre ces murs.En tous cas, on a mis illico dans nos projets un autre séjour au Portugal ( quand, je ne sais pas, pas tout de suite ) pour voir le reste du pays

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  1. Je suis déjà allée 2 fois au Portugal, en camping, et j’ai pas mal visité. J’aime beaucoup. Mais les campings étant généralement éloignés des centre-villes, je n’y ai pas forcément vu la même chose que toi, c’est pourquoi j’aime ton reportage et ses moments intimes avec les lieux.

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    • Nous étions plein coeur de la ville, avec juste une escapade à Sintra ( dont on peut se passer, si ce n’est le Palacio Nacional, très intéressant et le jardin botanique, superbe même à cette saison ), petit avec plein de touristes,mais ça nous a permis de prendre le train qui fonctionne très bien et est très bon marché. En tous cas, nous avons comme projet de retourner visiter le reste du pays

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  2. « Ensuite, comme le dit si bien mon amie Kali, « la grandeur défaite » des lieux est émouvante dans son sursaut de fierté face à la pauvreté et à la rudesse économique des temps,… »
    C’est ce que je trouve toujours le plus intéressant dans n’importe quel endroit qui a connu la gloire et maintenant la difficulté. Garder la tete haute malgré les problèmes est ce que je trouve le plus beau chez l’etre humain et dans les villes qui sont imprégnées par cette attitude fière.
    Très beau billet. Et quelles photos!

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    • Ceci rend cette ville attachante au possible, c’est vrai, parce que son énergie est un défi aux difficultés, et il semble que ce pays, contrairement à d’autres en Europe ait choisi la solidarité plutôt que la division . Lisbonne a eu aussi une gouvernance honorable et responsable. J’aurais encore beaucoup à dire sur toutes les structures de partage vues dans la ville mais là n’est pas mon propos sur ce blog ( j’en parlerai plus aisément sur FB ) et j’en reste à mes impressions de visiteuse. Un second article bientôt

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      • Je suis sûre que tu as du lire le grand auteur portugais Jose Saramago. Blindness est un des livres qui m’a le plus impressionnée de la fin du 20ème siècle.

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      • Eh non, je n’ai pas lu Saramago ! ( ben oui, la voici la faille ! ah ah ah ! ), mais du coup je note le titre de Blindness. Saramago a été contesté sur ses prises de positions idéologiques, mais ce n’est pas pour ça que je ne l’ai pas lu, c’est juste que la liste est siiii longue ! . Chez les portugais, j’ai lu Eça de Queiros, Gonçalo M. Tavares, Agustina Bessa Luis, Pessoa par bribes, et je veux lire Lidia Jorge. Mon ignorance est grande, il faut se dire qu’on ne pourra pas tout lire et tout connaître, les limites de petit humain…

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  3. Merci pour les photos de Camilla Watson. Je n’ai pas compris tout de suite comment fonctionnait son site, mais ça valait le coup d’insister. On sent à travers tes mots que tu as fait aussi une belle rencontre …
    Je m’étais déjà promenée dans ton album photos. Ne manquaient plus que tes impressions … Je vais donc poursuivre le voyage avec toi. Et puis, tu (d)écris si bien ….

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    • Ah ! la photographe que tu es ne pouvait pas manquer cette jeune femme, plutôt marrante, fêtarde et gaie, et ses beaux portraits. Elle a contribué à l’esprit de ce quartier qu’on a tellement aimé. J’ai encore tout ça en tête depuis notre retour; j’ai été envoûtée je pense. Eh non, je n’ai pas lu Saramago ! ( ben oui, la voici la faille ! ah ah ah ! ), mais du coup je note le titre de Blindness. Saramago a été contesté sur ses prises de positions idéologiques. Chez les portugais, j’ai lu Eça de Queiros, Gonçalo M. Tavares, Agustina Bessa Luis, Pessoa par bribes, et je veux lire Lidia Jorge. Mon ignorance est grande, il faut se dire qu’on ne pourra pas tout lire et tout connaître, les limites de petit humain…

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  4. Je ne connais pas du tout la ville et le pays, peu la culture. Ta chronique donne vraiment envie. En attendant de pouvoir explorer pour de vrai, je vais me pencher sur la littérature. Un point d’entrée à me conseiller ?

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    • Eh bien en fait, moi non plus, je ne connais pas la littérature lusitanienne ( c’est joli ce mot ) ; je voulais lire quelque chose avant d’y aller et ne l’ai pas fait ( ce voyage nous a été offert par nos enfants )si ce n’est Eiça de Queiros ( contes et nouvelles), Gonçalo M. Tavares ( Jérusalem ), Agustina Bessa Luis ( le principe de l’incertitude), mais c’est encore le premier que j’ai préféré. J’ai du retard et ma copine du blog Tête d eLecture ( que je te conseille vivement ) m’a conseillé Antonio Lobo Antunes, son préféré, et puis il y a Lidia Jorge que je n’ai pas encore lue, hélas…Tu vois, nous sommes à égalité ! 😉 Néanmoins, j’ai parcouru avec plaisir la poésie de Camoes, et de longs passages de Pessoa que j’ai beaucoup aimés. Saramago, pas encore, j’ai lu sur lui par contre(et ses opinions très contestées )

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