« Flux » – Pascal Garnier – Zulma – Quatre-bis / Romans noirs

FLUX« – C’est vraiment magnifique ce parc, surtout en cette saison ! Tu vas être comme un coq en pâte, ici.

Il ne répondait pas, se contentait de faire peser sur sa sœur un regard de batracien que les verres en cul-de-bouteille des lunettes rendaient encore plus impénétrable. »

Je suis encore bien loin d’avoir lu tous les livres du regretté Pascal Garnier. Celui-ci a eu le Grand Prix de l’humour noir en 2006, et pourtant, c’est peut-être celui qui m’a semblé le plus triste. Si j’ai souri parfois, c’était un sourire de compassion. On croise ici bien sûr des personnages cocasses, comme cette vieille et son chien à roulettes, mais je trouve que c’est la seule vraiment « comique », parce qu’ici il est comme souvent/toujours chez Garnier question de vies cassées, de destins en panne. Des cyniques et des naïfs, des calculateurs et des angéliques, des durs et des tendres. Comme tout ce que j’ai lu de Pascal Garnier, j’ai aimé ce livre qui ne se raconte pas ( et d’ailleurs, je me pose de plus en plus la question : un livre se raconte-t-il, se résume-t-il ? Est-ce bien  nécessaire…).

SAM_4826 Un livre se lit, et je ne peux que vous dire mon sentiment; une fois encore  l’écriture et la poésie de Garnier me touchent profondément. C’est noir, oui, mais en même temps profondément mélancolique. Il aborde les hommes et leur monde sous un angle si personnel qu’il parait étrange et un peu surnaturel. J’ai découvert cet auteur à part dans le paysage littéraire français avec « Lune captive dans un œil mort », coup de foudre immédiat. J’ai chroniqué ici trois titres et il y en aura d’autres. « Flux » est une histoire d’amour et de désamour, un conte noir sur la folie et la normalité, illustré par l’auteur, et cette patte-là, ça nous donne un texte fort et attachant. La brièveté est caractéristique de cet écrivain qui démontre son talent admirablement en moins de 200 pages, sans qu’il ne manque jamais rien au récit. Coup de cœur pour « Flux » et pour Pascal Garnier à chaque fois.

« À combien de vies avait-on droit, ou plutôt, combien de vies fallait-il subir avant de se dissoudre définitivement ?

C’est sur cette question sans réponse qu’il s’envola vers un nouvel ailleurs. »

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8 réflexions au sujet de « « Flux » – Pascal Garnier – Zulma – Quatre-bis / Romans noirs »

  1. moi de même, j’ignore tout de cet auteur, mais je le note dans ma liste car tu as su me donner envie de le lire, même si ça a l’air bien triste…

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