« La moisson des innocents » de Dan Waddell, Rouergue Noir, traduit par Jean-René Dastugue

dan waddellUn seul regret, ne pas avoir lu les deux romans précédents : « Code 1879 » et « Depuis le temps de nos pères », puisqu’on y fait connaissance avec les personnages de celui-ci. Mais ce n’est pas important pour la compréhension de l’histoire. Lecture agréable, même si elle est peu exigeante ( ça détend, parfois). L’intrigue, bien menée, arrive à une accélération sur les 100 dernières pages qu’on dévore…Les personnages sont bien dessinés, certains avec un caractère suffisamment ambigu pour éviter tout manichéisme. 

Il semblerait que Dan Waddell soit féru de généalogie, ce troisième roman étant le moins représentatif ( selon les articles que j’ai lus ) de cet intérêt. Néanmoins on rencontre ici la quête des origines et d’identité de Nigel Barnes. L’auteur met alors dans la ronde ces listes ultraconfidentielles qui permettent, après changement d’identité, de protéger des hommes et des femmes, criminels ou non, d’actes de vengeance… L’inspecteur Foster, homme sensible et délicat, va devoir rouvrir des plaies anciennes, allant de découvertes en découvertes.

miners-67742_640Celles qui avaient été escamotées lors du meurtre atroce du vieux et brave Kenny Chester, mineur héroïque en son jeune âge, respecté de tous, par deux enfants de 9 et 10 ans. Un meurtre qui a bouleversé tout le pays – l’Angleterre – par son côté incompréhensible, bien sûr. Libérés adultes après avoir purgé leur peine, protégés par cette liste et de nouveaux noms et ayant commencé une nouvelle vie, ils sont retrouvés morts l’un immolé et l’autre empoisonné…Foster  entame une enquête qui s’avérera bien plus complexe qu’il ne l’imagine et qui surtout lui ouvrira les yeux sur plus horrible qu’il ne l’imaginait.

Vraiment bien mené, avec une atmosphère tendue, sans temps mort, un bon polar qui m’a donné envie de lire les autres. Et une fin habile, ouverte sur d’autres possibilités, d’autres enquêtes, peut-être…

Un dernier conseil : comme le plus souvent pour les romans policiers, il est vivement conseillé de NE PAS LIRE LA 4ème DE COUVERTURE  qui en dit trop !

« L’inspecteur principal Grant Foster n’arrivait pas à imaginer pire manière de passer les premières heures du dimanche matin que de se retrouver sur une scène de crime avec un cadavre dans une voiture incendiée. Rien, pas même se prendre un coup de pied au cul. »

 

 

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2 réflexions au sujet de « « La moisson des innocents » de Dan Waddell, Rouergue Noir, traduit par Jean-René Dastugue »

    • C’est bien, oui, même si c’est assez classique, il y a une bonne écriture et un bon suspense, des personnages intéressants…Je pense que je vais lire les deux précédents. En ce moment, j’ai du mal à lire, alors ce genre de bouquin, c’est parfait. Demain, un post sur celui que je finis aujourd’hui : un autre genre, vraiment !

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