Très impatiente…

…de lire « Le coeur de l’homme » de Jon Kalman Stefànsson

Gallimard, traduit par Eric Boury

( voir son blog : http://ericboury.blogspot.fr/ )

imagesJe viens de lire, dans le numéro de Janvier de  – l’excellente –  revue de littérature contemporaine   « Le matricule des anges », le dossier consacré à cet écrivain islandais dont les deux premiers romans, « Entre ciel et terre » et « La tristesse des anges », m’ont enchantée. Dans le sens de l’ envoûtement que peut provoquer une formule magique, ces deux livres ont un pouvoir magique, en tous cas sur  mon imaginaire…Et bientôt, quand les achats seront effectués, je pourrai lire la suite des aventures du gamin…

Je vous incite à acheter ce magazine, si comme moi vous aimez cet auteur et son écriture si poétique; ce que dit cet homme à propos de la littérature, de la poésie, de l’homme, du monde et de l’amour…même s’il semble que tout soit déjà dans ses livres, l’entendre s’exprimer est un bonheur pour l’intelligence. 

Quelques mots tirés de cette excellente interview  réalisée par Thierry Guichard :

« L’un des rôles de l’écriture est de jeter un pont entre la vie et la mort, de nous offrir un accès et de nous permettre de contempler des mondes que nous ne comprenons pas. »

« Je crois […] que la poésie habite beaucoup plus de lieux que ne le soupçonnent la plupart des gens, tout le monde ne la décèle pas. […]. Il suffit de lever les yeux vers le ciel étoilé par une nuit tranquille pour connaître l’expérience du poétique, de regarder le lever du soleil, de voir la nuit tomber sur les montagnes, de voir un sourire sur un beau visage. »

Et la fin de l’interview (qui est vraiment dense et passionnante ) :

« Il m’a fallu six ans pour écrire cette trilogie et, au cours de ce voyage, j’ai découvert telles et telles choses, en tant qu’être humain et en tant qu’écrivain. Je suis en revanche incapable de les toucher du doigt, et je ne suis pas sûr que cela m’intéresse. J’écris des livres pour changer le monde, c’est un travail de Sisyphe et je sais que c’est une affirmation stupide, mais nous devons tous, toujours, nous efforcer de changer le monde, d’en faire un lieu meilleur : la vie est vaincue à chaque fois que nous nous laissons décourager. A chaque fois que nous laissons un sourire moqueur nous arrêter. Le monde est en grande partie dirigé par les grandes entreprises, l’injustice, les intérêts, l’argent  – cette puissance à quatre têtes gagne en vigueur à chaque fois que quelqu’un se décourage dans sa lutte pour un monde meilleur, pour la justice et pour ce à quoi, dans nos rêves, nous osons donner le nom de beauté. »

traduction de Hanna Steinunn Þorleifsdottir et Eric Boury

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