Le travail des enfants

“Travail mauvais qui prend l’âge tendre en sa serre, Qui produit l’argent en créant la misère, Qui se sert d’un enfant ainsi que d’un outil.”

Ainsi Victor Hugo dépeint-il le triste quotidien d’un grand nombre d’enfants au XIXe siècle, s’inscrivant dans un vaste mouvement de dénonciation d’une réalité cruelle. À ce poème il serait pourtant intéressant d’opposer les déclarations du président de la Chambre de commerce de Saint-Étienne, Faure, en mars 1873 : “Le travail est une dure loi , mais c’est une loi inévitable et il est impossible d’enlever, dans de trop grandes proportions, aux pères de famille, les ressources qu’ils sont le plus souvent obligés de demander au travail de leurs enfants. Dans une question d’éducation, il convient de ne pas oublier que le travail est aussi moralisateur!” Car là réside toute l’ambiguïté : si cette réalité est condamnable, ses origines anciennes et la place qu’elle occupe dans la société, ralentissent la mise en place d’une législation.

Article 32 de la Convention internationale des droits de l’enfant ( 1989 ) :


« 
1. Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social.
2. Les États parties prennent des mesures législatives. administratives, sociales et éducatives pour assurer l’application du présent article. À cette fin, et compte tenu des dispositions pertinentes des autres instruments internationaux, les États parties, en particulier:
a) Fixent un âge minimum ou des âges minimums d’admission à l’emploi ;
b) Prévoient une réglementation appropriée des horaires de travail et des conditions d’emploi ;
c) Prévoient des peines ou autres sanctions appropriées pour assurer l’application effective du présent article. »

Lewis Wickles Hine, né en 1874 dans le Wisconsin, devient sociologue par ses études aux universités de Chicago et New York. Il commence une carrière de photographe en 1904 en photographiant les immigrants de Ellis Island ( port de New York ). En 1908, il travaille pour le National Child Labour Committee et 10 ans durant, photographie le travail des enfants, aidant à lutter contre ces pratiques.

A ses débuts, son approche de la photographie est purement sociologique. C’est pour lui un outil pour « montrer des choses qui doivent être corrigées ». Il fut un des premiers à utiliser la photographie comme outil documentaire.

Et plus de photos

http://www.historyplace.com/unitedstates/childlabor/

et l’histoire de l’un de ces enfants ( in english )

http://www.morningsonmaplestreet.com/henryhigginbotham1.html

Et aussi]

http://www.droitsenfant.org/travail-des-enfants/

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