Sur les traces de Jean Giono, dans les Alpes de Haute Provence.

       Voici une nouvelle rubrique qui prend naissance à l’approche des vacances, mais qui entend vous donner des idées de balades sur les pas de nos grands écrivains tout au long de l’année.

Je ne sais pas si c’est le cas pour vous, mais quand je vais à la découverte d’un nouvel endroit, j’aime bien avant de partir me documenter sur les lieux et chercher qui a pu parler de sa région ou de son pays et en rendre « l’âme » avec talent.

Pour cette première étape, j’ai choisi de vous parler des Alpes de Haute Provence, et en particulier de la région de Manosque et de Forcalquier, où je me suis promenée l’an dernier. Pour moi, ce coin de terre rude sous le soleil est attaché à Jean Giono. Ce grand écrivain est né et mort à Manosque, ville qu’il n’a jamais quittée. Le premier livre que j’ai lu de lui a été « Regain » dont sans doute nombreux d’entre vous connaissent l’adaptation au cinéma . Il m’a donné une vision de cette Provence bien éloignée des clichés et en traversant le plateau de Valensole, j’ai repensé à ces paysans bâtis de la même glaise et de la même rocaille que leur sol, si dur et ingrat. Les vagues bleues de la lavande jusqu’à l’horizon, si elles m’ont enchantée, m’ont aussi fait penser à la somme de travail pour un tel résultat. Giono m’a donc donné une vision plus humaine que celle des cartes postales et moins idyllique. Et en parlant avec les habitants de ces si beaux villages perchés, on sait qu’ils ont aussi un hiver parfois très rude, et isolé . Je vous mets ici le lien vers le site du centre Jean Giono à Manosque ainsi qu’un autre site qui parle mieux que moi de cet auteur.

www.centrejeangiono.com

http://pages.infinit.net/poibru/giono

Quelques titres que vous trouverez à la bibliothèque :

« Regain » – « Un de Baumugnes » – « L’iris de Suse » – « Que ma joie demeure » – « L’homme qui plantait des arbres » –  « Solitude de la pitié » ; d’autres titres peuvent vous être procurés à la demande grâce au relais de la B.D.P. ( Bibliothèque Départementale de Prêt )

Et aussi, des revues « Géo »  et « Détours en France » sur la Provence, ainsi que d’autres auteurs qui ont décrit cette région comme l’Anglais Peter Mayle.

Mais je ne terminerai pas cet article sans vous avoir parlé d’un endroit découvert  dans le même secteur, sur lequel j’avais lu plusieurs articles, mais !… Il faut le voir pour le croire ! Il s’agit de la Librairie « Le Bleuet » à Banon.

Banon, beau village perché , qui compte environ 1000 âmes et est connu pour un fameux petit fromage de chèvre entouré d’une feuille de châtaignier. Mais Banon, maintenant connu partout par les lecteurs de tous poils pour cette librairie. Fondée il y a 21 ans par Joël Gattefosse, menuisier de son état et fou de littérature, ce lieu magique pour qui aime les livres propose plus de 110 000 titres ( dont 479 de La Pléïade ! ), compte 13 salariés et vend environ 465 livres par jour !!! Il faut dire que la librairie est ouverte tous les jours, sauf le 1er Janvier !

Tant et si bien que ce libraire « fou » a fait construire un bâtiment ( Haute Qualité Environnementale ) pour contenir son stock et vendre par Internet aux gens de tout le pays qui savent trouver chez lui l’introuvable ailleurs , avec à la clé 35 emplois et en 2014, 1 million de titres disponibles. Ainsi en 2015, « Le Bleuet » sera la première librairie en France en fond littéraire et ça,  ça m’épate ! Car il fallait oser se lancer dans une telle aventure à l’heure où chaque jour on sonne le glas pour le livre. Réaliser une telle entreprise dans un si petit village, c’était un défi et Mr Gattefosse a gagné !!!

Je vous assure qu’en rentrant dans cette belle bâtisse en plein village, on n’y croit pas; j’ai entendu un visiteur dire : « Il me faudrait un GPS! ». Et c’est ainsi que Banon, outre ses belles ruelles pavées, la vue depuis la Chapelle et ses petits fromages, est devenu célèbre pour sa librairie de conte de fées ! 

Un endroit donc à ne pas manquer !

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2 réflexions au sujet de « Sur les traces de Jean Giono, dans les Alpes de Haute Provence. »

    • La librairie depuis ce post a eu de nombreux déboires ( nombreux articles de presse ) , et je ne sais pas où ça en est, mais quand j’y suis allée : impressionnant ! Et puis la région est belle, j’ai beaucoup aimé Forcalquier. Par ailleurs, j’adore Giono

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