« Et que le vaste monde poursuive sa course folle… »

Colum McCann nous a habitués à de superbes romans, depuis qu’il est traduit et publié en France, et ce dernier ne déroge pas à la règle. « Et que le vaste monde poursuive sa course folle… » est encore une fois un chant à l’humanité, avec tout ce qu’elle a de fragile, de trouble, de lâche parfois, mais aussi de beau, de magique et de tendre. Par le chemin d’un funambule traversant sur un câble le vide entre les Twin Towers à New York ( nous sommes dans les années 70…), nous sommes emmenés dans les destins croisés de personnages aussi divers que des mères de soldats péris au Viet-Nam, des prostituées toxicomanes dans le Bronx, deux frères immigrés irlandais dont l’un est prêtre et amoureux, et bien d’autres encore. Tous nous touchent profondément dans leurs forces et leurs faiblesses.

Cet auteur semble avoir une fascination pour le corps en mouvement et l’architecture, la « danse » du funambule , métaphore de la vie : marcher pour aller entre 2 rives sans trébucher, garder un équilibre pour ne pas être aspiré par le vide et les buildings, toujours plus conquérants , comme la nécessité d’ aller plus haut, conquérir ou défier le ciel…et quitter sa condition terrestre.

On retrouve ces thèmes dans « Les saisons de la nuit », « Danseur », « Zoli ».  L’état de solitude intrinsèque à l’homme est ici lancinant et vraiment, si vous avez envie d’une belle lecture, pleine d’émotion, plongez-vous dans ce roman

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